
Les métiers de demain \ Image : ChatGPT
Les métiers de demain 2035 s’inscriront dans trois grandes dynamiques : santé, numérique et écologie. Cette étude privilégie des projections solides — pas d’imaginaire. Elle permet d’anticiper les évolutions réelles. On explore ainsi les professions en mutation ou en expansion, avec une vision claire du futur.
1. Contexte socioprofessionnel et structure des changements
Une étude de McKinsey anticipe que d’ici 2035, jusqu’à 50 % des tâches actuelles seront automatisées. Cela impactera fortement les métiers administratifs, de saisie ou de support, souvent jugés répétitifs. Les emplois d’assistants de bureau sont particulièrement exposés : l’OCDE évalue jusqu’à 90 % d’automatisation possible d’ici 2035.
Parallèlement, certaines professions vont connaître une croissance soutenue. En France, selon la Dares, un million d’emplois pourraient être créés d’ici 2030, concentrés dans la santé, le secteur informatique, le bâtiment, et les services à la personne.
Ces tendances soulignent une dualité forte : des postes peuvent disparaître, tandis que d’autres apparaissent, façonnant la nouvelle économie.
2. Secteurs porteurs et métiers phares
A. Santé, aide à la personne, professions paramédicales
Le secteur médical, paramédical et d’accompagnement explose. On prévoit 410 000 créations de postes (médecins, infirmiers, aides à domicile) entre 2019 et 2030. L’augmentation des besoins liés au vieillissement est un moteur puissant.
B. Informatique, recherche et technologie
Les métiers des sciences des données, cybersécurité, IA sont en plein essor. On compte environ 180 000 créations d’emploi dans ces domaines d’ici 2030.
C. Construction, bâtiment, BIM
Le secteur du bâtiment reste dynamique. Il pourrait créer jusqu’à 120 000 postes, du BTP aux cadres techniques et BIM managers.
D. Profil high-tech et industrie du futur
Les métiers de demain incluent : BIM manager, data scientist, analyste cybersécurité, technicien automatisme, pilote de drone, cogniticien, ou encore bug hunter. Ces rôles combinent numérique et innovation, présents dans plusieurs secteurs (industrie, logistique, santé, agroalimentaire).
E. Transition écologique et emplois verts
Avec la montée des enjeux écologiques, l’énergie renouvelable, l’embauche de responsables RSE ou d’ingénieurs en énergies propres devient prioritaire. Dominique Méda souligne la nécessité d’anticiper cette reconversion dès aujourd’hui pour éviter des pertes massives.

F. Métier émergents et spécialités techniques
L’essor de l’Industrie 4.0 voit apparaître de nouveaux profils : cybernéticien, coach de robot, technicien maintenance prédictive, en plus des expertises en IoT, réalité augmentée et impression 3D. Le prompt-engineer devient aussi une figure montante de l’IA, chargée de rédiger les consignes pour générateurs de contenu.
3. Métiers en décroissance ou à risque
Les rôles répétitifs ou administratifs, comme secrétaires, guichetiers ou caissiers, sont les premiers menacés. L’automatisation les rend vulnérables. Toutefois, cela libère de l’espace pour des professions plus créatives ou humaines.
4. Les compétences-clés du futur
Une recherche internationale (États-Unis, Royaume-Uni, Australie) montre que l’IA ne remplace pas uniquement, elle renforce la demande pour des compétences humaines : créativité, esprit critique, travail en équipe, adaptation numérique et résilience.
Les secteurs en transformation — santé, formation, énergie — valorisent ces compétences. Selon Le Monde, l’ubiquité de l’IA générative et des réseaux sociaux fragilise la concentration. Cela réévalue la place des métiers requérant réflexion, empathie, pédagogie ou artisanat.
5. Mise en perspective et prévisions réalistes
La transition vers une économie plus technologique et écologique peut s’accompagner d’un déséquilibre si elle est mal pilotée. Comme le souligne Dominique Méda, il faut former dès maintenant aux emplois durables (bâtiment, énergie) pour prévenir un choc social.
Sans vigilance, les emplois verts risquent d’être perçus comme pénibles, peu rémunérateurs ou peu valorisés. La Dares a observé que 67 % des travailleurs dans le secteur écologique subissent des contraintes physiques importantes.
Mais la reconversion écologique peut aussi réhumaniser le travail, diminuer l’intensité et renforcer le sens du métier.
6. En résumé
Au regard des données actuelles, les métiers de demain 2035 se déploient dans des domaines concrets :
Santé et services à la personne (infirmiers, aides-soignants, médecins)
Numérique et IA (data scientists, analystes cybersécurité, prompt engineers)
Construction et bâtiment (BIM, maintenance intelligente)
Transition écologique (responsables RSE, ingénieurs énergies renouvelables)
Industrie du futur (cybernéticiens, robots-coachs, maintenance prédictive)
Ces métiers émergent sous l’effet de l’automatisation, des transitions sociales et environnementales. La principale clé pour réussir cette évolution reste la formation et l’adaptation des compétences humaines.
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