
Banque de France \ Photo : Shutterstock - Banque de France
La croissance modérée de la France au 3ᵉ trimestre illustre un contexte économique contrasté. La Banque de France table sur une progression de 0,3 % du PIB, soit le même rythme que celui du trimestre précédent. Cette stabilité repose sur la vigueur de certains secteurs industriels comme l’aéronautique et la pharmacie, portés par la demande extérieure. À l’inverse, la construction et l’énergie ralentissent, tandis que les services affichent des résultats inégaux.
Une croissance stable mais modeste
Prévisions confirmées par la Banque de France
La Banque de France prévoit une hausse de 0,3 % du PIB au troisième trimestre 2025. Cette estimation suit la trajectoire observée au deuxième trimestre, sans véritable accélération. La stabilité est un signe positif dans un contexte international incertain, mais elle reste fragile.
Comparaison avec les trimestres précédents
Depuis début 2025, la croissance française oscille entre 0,2 % et 0,3 %. Cette croissance modérée de la France au 3ᵉ trimestre confirme un rythme limité, loin d’une reprise forte. L’économie parvient à éviter la récession, mais peine à retrouver un dynamisme solide.
L’industrie en moteur de croissance
L’aéronautique en pleine expansion
Le secteur aéronautique continue d’alimenter la croissance française. Les carnets de commandes sont bien remplis, en particulier pour Airbus, bénéficiant de la reprise du trafic aérien mondial. Cette dynamique contribue largement aux bons résultats de l’industrie.

La pharmacie soutenue par les exportations
La pharmacie française profite aussi d’une demande internationale accrue. Les médicaments innovants et les vaccins stimulent les exportations. Ce secteur reste un pilier stratégique dans un contexte marqué par des besoins sanitaires mondiaux.
Les secteurs en difficulté
La construction en net ralentissement
La construction souffre d’une baisse de la demande et du coût élevé des financements. La hausse des taux d’intérêt fragilise le marché immobilier et ralentit les projets d’infrastructures. Ce recul pèse directement sur l’emploi et la croissance.
L’énergie sous pression
Le secteur énergétique enregistre des résultats décevants. Les prix fluctuants et les investissements coûteux dans la transition énergétique freinent la rentabilité. L’incertitude réglementaire complique également la planification des acteurs du secteur.
Les services : une dynamique contrastée
Des performances inégales
Les services, qui représentent une large part de l’économie française, affichent des résultats disparates. Le tourisme et les services financiers montrent des signes positifs. En revanche, certains segments comme les services aux entreprises progressent moins vite.
Un secteur essentiel mais fragile
La dépendance de la France à son secteur tertiaire rend cette hétérogénéité préoccupante. Une reprise solide des services est indispensable pour compenser les faiblesses observées dans la construction et l’énergie.
Un équilibre fragile dans un contexte incertain
Les défis à venir
La croissance modérée de la France au 3ᵉ trimestre souligne un équilibre délicat. Si l’industrie reste un moteur, les difficultés structurelles dans d’autres secteurs persistent. La hausse des coûts d’emprunt et l’incertitude politique accroissent les risques.
L’importance de la demande intérieure
La consommation des ménages et l’investissement des entreprises demeurent des leviers clés. Sans une amélioration notable de la demande intérieure, la croissance pourrait rester limitée au cours des prochains trimestres.
Perspectives pour la fin d’année
Maintenir le cap
Les prévisions pour le quatrième trimestre restent prudentes. La Banque de France s’attend à un maintien du rythme actuel, sans accélération majeure. Une stabilisation au-dessus de zéro reste une bonne nouvelle dans un climat économique mondial instable.
L’impact du contexte international
Les tensions géopolitiques, les fluctuations énergétiques et la compétitivité mondiale joueront un rôle déterminant. La France devra s’appuyer sur ses secteurs industriels performants pour sécuriser sa trajectoire de croissance.
Conclusion
La croissance modérée de la France au 3ᵉ trimestre traduit une résilience économique, mais aussi une fragilité persistante. L’aéronautique et la pharmacie soutiennent la dynamique, tandis que la construction et l’énergie freinent l’élan. L’équilibre actuel reste fragile face à des incertitudes internes et internationales. Pour transformer cette stabilité en véritable reprise, la France devra renforcer ses moteurs de croissance et consolider la demande intérieure.
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