Accueil » Économie » Croissance mondiale 2025 : le FMI alerte sur un ralentissement durable
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Le monde \ Photo : ChatGPT

Le FMI prédit une croissance mondiale en baisse à 3,2 % en 2025. Entre tensions politiques, inflation maîtrisée et commerce ralenti, l’économie mondiale reste fragile. Découvrez l’analyse complète des prévisions du FMI, de l’OCDE et de S&P Global.
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Un ralentissement progressif selon le FMI

Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une croissance mondiale modérée au cours des trois prochaines années. Selon son rapport d’octobre 2025, l’économie mondiale progressera de 3,3 % en 2024, avant de ralentir à 3,2 % en 2025, puis 3,1 % en 2026.
Ce scénario traduit une stabilisation de la reprise post-pandémie, mais révèle aussi un essoufflement généralisé des grands moteurs de croissance, notamment en Europe et en Asie.

Les analystes du FMI soulignent que cette tendance s’explique par une faible productivité, la hausse du coût de la dette et une incertitude géopolitique persistante. Le commerce mondial, déjà fragilisé par les tensions entre grandes puissances, continue de se contracter légèrement.


Des risques économiques toujours élevés

D’après The Guardian, malgré une résilience notable face aux crises successives, les risques économiques demeurent élevés. L’incertitude politique, les tensions commerciales et le ralentissement de la demande mondiale menacent la stabilité financière internationale.

Les marchés émergents, particulièrement vulnérables aux fluctuations des taux d’intérêt et du dollar américain, subissent une pression accrue. La hausse des coûts d’importation, combinée à la faiblesse de certaines devises locales, pourrait amplifier les déséquilibres économiques.

Le FMI recommande donc une coordination accrue des politiques budgétaires et monétaires, afin d’éviter de nouveaux déséquilibres entre pays développés et en développement.


Les signaux mitigés de S&P Global

Les dernières analyses de S&P Global confirment cette dynamique prudente. L’agence de notation observe un ralentissement de la croissance industrielle mondiale, particulièrement marqué dans les secteurs manufacturiers européens et asiatiques.
La production, bien que stable dans certains pays comme l’Inde et les États-Unis, peine à retrouver le niveau d’avant-crise.

S&P Global insiste également sur la fragilité du marché de l’emploi. Si les taux de chômage restent faibles dans les économies développées, la qualité des emplois créés décline. Les postes précaires et les emplois à temps partiel progressent, réduisant le pouvoir d’achat réel des ménages.


L’OCDE alerte sur des perspectives assombries

Le Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) rejoint ce constat. Dans son dernier rapport, elle avertit que la perspective de croissance mondiale s’affaiblit davantage qu’anticipé, sous l’effet combiné de la lenteur des réformes structurelles et de la méfiance des investisseurs.
Les tensions politiques, notamment entre les États-Unis, la Chine et l’Union européenne, pèsent lourdement sur les échanges commerciaux et la confiance des entreprises.

Selon l’OCDE, la croissance moyenne des pays membres devrait tomber à 1,4 % en 2025, contre 1,8 % en 2024. L’Europe est la zone la plus touchée, en raison d’une demande intérieure stagnante et d’une politique monétaire prudente.

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OECD \ Photo : Michael Dean

Inflation maîtrisée, mais croissance fragile

Si les tensions inflationnistes reculent globalement, la croissance reste trop fragile pour enclencher un cycle vertueux.
L’inflation mondiale devrait se maintenir autour de 3 % en 2025, selon le FMI, mais l’ajustement des salaires réels ne compense pas encore la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis 2022.

Les banques centrales, comme la Banque centrale européenne (BCE) ou la Réserve fédérale américaine (Fed), adoptent une stratégie d’attente. Elles espèrent que la stabilisation des prix permettra de relancer les investissements sans risquer de nouvelles bulles spéculatives.


Les moteurs de croissance se déplacent vers l’Asie

Malgré ce climat morose, certaines économies résistent mieux que d’autres. L’Inde, la Chine et l’Indonésie continuent d’afficher une croissance supérieure à 5 %, soutenues par la consommation interne et la digitalisation accélérée de leurs économies.

En revanche, les États-Unis voient leur expansion ralentir sous l’effet de la hausse des coûts de financement et d’un conflit politique prolongé autour du budget fédéral.
En Europe, la situation varie fortement : l’Allemagne reste en difficulté, tandis que la France et l’Espagne affichent une reprise timide grâce à la consommation.


Un appel à la coopération internationale

Les institutions économiques mondiales appellent à une coopération renforcée pour éviter une stagnation prolongée.
Le FMI, l’OCDE et S&P Global convergent sur un point : sans politiques coordonnées, la croissance mondiale risque de s’installer durablement sous la barre des 3 %.

Le FMI préconise :

Un soutien ciblé à l’investissement vert et à l’innovation.

Une réduction des dettes publiques excessives.

Une meilleure régulation du commerce mondial, afin de limiter les distorsions.

Une stabilité politique accrue, essentielle à la confiance des marchés.


Perspectives pour 2026 et au-delà

À moyen terme, le FMI reste prudent mais optimiste.
Si les tensions géopolitiques se résorbent et que les politiques publiques s’alignent sur des objectifs communs, une croissance plus soutenable pourrait émerger à partir de 2027.
Toutefois, sans réformes majeures, le monde s’expose à une décennie de stagnation économique comparable à celle des années 1970.


Conclusion

La croissance mondiale 2025 illustre un tournant crucial : celui d’une économie qui doit choisir entre adaptation durable et ralentissement prolongé.
Le FMI, l’OCDE et S&P Global envoient un message clair : la stabilité ne sera possible que si les États coopèrent, réforment et innovent ensemble.
La décennie à venir décidera si l’économie mondiale entre dans une ère de transition maîtrisée — ou dans un cycle de ralentissement chronique.


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