Accueil » Actualités » Féminicide conjugal: une mère tuée alors que ses enfants dormaient
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La police \ Photo : AP Photo\Christophe Ena

Une mère poignardée dans son sommeil – ses enfants présents. Le féminicide conjugal frappe encore. Ces drames ne sont pas des statistiques, ce sont des vies. Mobilisons-nous pour la prévention et la protection.
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Ce dimanche 26 octobre, un drame familial s’est produit à Saint‑Priest (Rhône) : une femme de 35 ans a été victime d’un féminicide conjugal. Alors que ses trois enfants dormaient à proximité, son compagnon l’a mortellement poignardée au cou. Ce féminicide conjugal illustre tragiquement l’ampleur des violences conjugales en France. L’expression « féminicide conjugal » se trouve au cœur de cette enquête.


Les faits du drame de Saint-Priest

Le déroulement

Dimanche, à Saint-Priest, un homme de 39 ans, de nationalité rwandaise, a agressé sa compagne rwandaise de 35 ans, alors que leurs trois enfants âgés de 6, 9 et 12 ans dormaient. Selon les informations du journal Le Parisien, la femme a été poignardée au cou et est décédée sur le coup.
L’auteur des faits a ensuite tenté de prendre la fuite : il s’est réfugié chez un ami avant d’être interpellé et placé en garde à vue.

Le passé judiciaire et les enfants témoins

La victime avait déjà déposé plainte en 2014 pour menaces de mort et à nouveau en 2019 pour violences conjugales. Ces actes révèlent un contexte antérieur d’alerte.
Les trois enfants, présents dans le logement au moment des faits, ont été pris en charge par la famille après l’arrestation du père.


Le contexte national des féminicides conjugaux

Chiffres clés récents

En 2023, 96 femmes ont été victimes de féminicide conjugal en France, selon le Ministère de l’Intérieur : une baisse de 19 % par rapport à 2022. 
Au total, 96 décès de femmes ont été recensés dans le cadre d’homicides au sein du couple en 2023, contre 118 en 2022. 
Les services de police et gendarmerie ont enregistré 271 000 victimes de violences conjugales en 2023, soit une hausse de 10 % par rapport à 2022.

Enjeux de comptage et définition

Les associations spécialisées relèvent des écarts entre les statistiques officielles et leurs propres décomptes. Par exemple, le collectif #NousToutes recense 134 féminicides en 2023. 
Ces différences s’expliquent notamment par des définitions variables de ce qu’est un « féminicide conjugal ». Le lieu, l’auteur (ex-conjoint ou non) et le motif peuvent varier.


Analyse des causes et facteurs aggravants

Violence antérieure et signalements

Dans l’étude relative aux morts violentes au sein du couple, 42 victimes (dont 37 femmes) avaient déjà subi des violences de la part de leur partenaire ou ex-partenaire. Dans 81 % des cas, elles avaient signalé ces violences aux forces de l’ordre. 
Pourtant, seules 4 d’entre elles bénéficiaient d’une ordonnance de protection. Ceci met en lumière des défaillances dans la prévention.

Le rôle des enfants et du domicile

En 2023, dans 79 % des cas, le féminicide conjugal s’est produit au domicile du couple, de la victime ou de l’auteur. 
Les enfants sont souvent témoins ou victimes secondaires : 114 mineurs orphelins ont été comptabilisés pour 51 affaires en 2023.

Séparation, menace et usage d’armes

Le refus de séparation ou une dispute amoindrit la vigilance : ce sont les principaux mobiles. 
Concernant le mode opératoire : l’arme blanche est utilisée dans 56 % des cas, l’arme à feu dans 34 % des cas d’usage d’arme.


L’affaire Saint-Priest mise en perspective

Ce drame correspond à plusieurs profils :

Une agression à domicile, alors que les enfants dormaient.

Une femme victime de plaintes antérieures pour violences conjugales.

Un auteur interpellé et placé en garde à vue.

Il incarne ainsi les facteurs classiques d’un féminicide conjugal : violence antérieure, motif intime, passage à l’acte fatal.
Ce cas rappelle que l’expression-clé « féminicide conjugal » ne doit pas être cantonnée aux statistiques. Chaque événement est unique et un appel à la vigilance.

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Saint-Priest \ Photo : ilovesaintpriest.com

Quelles réponses et pistes de prévention ?

Amélioration de la prise en charge des victimes

Il faut renforcer l’ouverture et la qualité des dispositifs d’accueil des femmes victimes de violences conjugales.
Le signalement précoce, l’écoute active et la mise en place d’ordonnances de protection sont essentiels.
Les enfants des couples concernés doivent aussi bénéficier d’une prise en charge spécialisée.

Formation et coordination des acteurs

Policiers, gendarmes, magistrats et travailleurs sociaux doivent être formés aux signaux d’alerte : plaintes, menaces de mort, usage d’armes, contextes de séparation.
Une meilleure coordination entre les différents services peut éviter le passage à l’acte.

Sensibilisation et données fiables

Les écarts de comptage entre autorités et associations montrent l’importance d’un suivi rigoureux des féminicides.
Informer le grand public, diffuser les chiffres, débattre sans tabou. L’expression « féminicide conjugal » ne doit pas être abstraite mais bien concrète.


Conclusion

Le drame de Saint-Priest rappelle tragiquement que le phénomène du féminicide conjugal ne se réduit pas à des statistiques. Il s’enracine dans un vécu, un domicile, des enfants, une plainte antérieure. L’expression-clé « féminicide conjugal » nous oblige à regarder en face la violence que vivent des femmes au sein du couple. Avec près d’une centaine de victimes féminines par an en France, chaque histoire compte.

Il est impératif de mobiliser tous les acteurs – victimes, professionnels, institutions – pour prévenir, repérer, protéger. Le mot « féminicide » ne doit plus rimer avec impuissance ou fatalité.


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