
Police Nationale \ Photo : PHILIPPE RENAULT / OUEST FRANCE
Une affaire inédite en France impliquant Madagascar
Un employé administratif d’une trentaine d’années, résidant à Bordeaux, a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il est soupçonné d’avoir commandité et suivi en direct, via internet, des viols d’enfants en Colombie et à Madagascar. Selon France Info, il s’agit de la première affaire de ce type impliquant Madagascar, alors que les précédentes concernaient principalement les Philippines ou la Colombie.
L’homme aurait financé ces crimes à distance, dépensant environ 15.000 euros en trois ans. Les sessions de « livestreaming » consistaient à visionner en direct les agressions sexuelles de mineurs, tout en donnant parfois des instructions aux auteurs sur place.
Le déclenchement de l’enquête
L’affaire a éclaté après l’interpellation du suspect le 1er septembre. L’exploitation de son téléphone a révélé des milliers de photos et de vidéos pédocriminelles, ainsi que des conversations en ligne avec des intermédiaires. Ces échanges, initialement menés sur des sites d’escort puis transférés sur des messageries cryptées, concernaient la négociation de tarifs pour ces violences.
Selon les enquêteurs, cinq victimes ont déjà été identifiées, dont trois âgées de moins de dix ans. Les sévices pouvaient durer plusieurs heures.
Une stratégie criminelle organisée
Pour Camille Chabot, référente sur le livestreaming au parquet de Paris, le mode opératoire de ces crimes est clair : instructions préalables, accord sur l’abus sexuel et fixation d’un prix. Ce schéma permet de qualifier juridiquement les faits comme une véritable complicité de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs.
Les enquêteurs de l’Office mineurs (OFMIN) rappellent que ce type d’affaires démontre qu’il est possible de détecter et de remonter jusqu’aux auteurs et victimes, malgré la distance et les outils de dissimulation numériques.

Des charges extrêmement lourdes
Après 96 heures de garde à vue, le Bordelais soupçonné d’avoir commandité des viols d’enfants a été mis en examen pour plusieurs chefs d’accusation :
complicité de viols et d’agressions sexuelles sur mineurs ;
complicité de traite d’êtres humains aggravée ;
participation à une association de malfaiteurs criminels ;
détention, acquisition et transaction d’images pédocriminelles.
Ces infractions sont passibles de lourdes peines. Le trentenaire encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle.
L’ampleur de la pédocriminalité en ligne
L’OFMIN souligne que près de la moitié des individus consommant ce type d’images passent ensuite à l’acte dans leur vie réelle. Cela montre l’urgence de lutter contre la pédocriminalité en ligne, qui se nourrit des technologies de communication et des plateformes chiffrées.
L’enquête se poursuit pour identifier d’autres victimes potentielles et retracer l’ensemble du réseau. Les autorités judiciaires considèrent cette affaire comme un signal d’alarme supplémentaire face à l’expansion mondiale de ces crimes numériques.
Conclusion
Ce Bordelais soupçonné d’avoir commandité des viols d’enfants illustre la dangerosité des nouvelles formes de pédocriminalité à l’ère du numérique. Cette enquête inédite, reliant la France, la Colombie et Madagascar, rappelle l’importance d’une coopération internationale renforcée pour identifier, poursuivre et condamner les auteurs de ces crimes.
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