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L’ancien président russe Dmitri Medvedev a une nouvelle fois créé la polémique. Ce jeudi 17 juillet, il a déclaré que la Russie était, selon lui, engagée dans une guerre indirecte avec les pays occidentaux. En réaction, il a suggéré que Moscou pourrait envisager des frappes préventives russes, si la situation l’exigeait. Cette déclaration a été rapportée par l’agence de presse publique TASS.

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Dmitri Medvedev

Des propos à la tonalité guerrière

« Nous devons réagir en conséquence, de manière complète. Et si la situation le demande, engager des frappes préventives », a affirmé Medvedev. En tant que vice-président du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie, l’ex-président occupe une place stratégique au sein du pouvoir russe, toujours très proche de Vladimir Poutine.

Il a également tourné en dérision les inquiétudes exprimées par plusieurs dirigeants européens. Ceux-ci avaient laissé entendre que la Russie pourrait envisager une offensive sur le sol européen. Pour Medvedev, il s’agit de pures absurdités. « Je rappelle que notre président a été clair : la Russie ne cherche pas à entrer en guerre contre l’OTAN ou à attaquer l’Europe », a-t-il insisté.

Une rhétorique familière et agressive

Medvedev est désormais reconnu pour son discours radical et ses prises de position extrêmes. Ce n’est pas la première fois qu’il emploie une rhétorique belliqueuse pour mettre la pression sur les puissances occidentales. Depuis le début du conflit en Ukraine, ses interventions sont devenues plus nombreuses et plus tranchantes.

Par exemple, le 27 mai dernier, il avait publié sur X (anciennement Twitter) un message adressé au président américain : « La seule menace vraiment grave, c’est une Troisième Guerre mondiale. J’espère que Trump comprend ça ! »

Des allusions répétées à l’arme nucléaire

Outre ses menaces de frappes préventives russes, Dmitri Medvedev a régulièrement évoqué l’usage possible de l’arme nucléaire. Il a plusieurs fois évoqué le risque d’un conflit nucléaire mondial. En juillet 2023, il avait affirmé que si l’armée ukrainienne parvenait à reprendre des territoires, Moscou n’aurait « d’autre choix que d’utiliser l’arme nucléaire ». Il ajoutait alors que cette option pourrait mener à une véritable apocalypse.

Ces déclarations renforcent les tensions déjà vives entre la Russie et les pays membres de l’OTAN. Elles soulèvent aussi de sérieuses inquiétudes sur la stratégie adoptée par les hautes sphères du Kremlin.

Une posture de plus en plus dure

Medvedev, longtemps perçu comme un dirigeant modéré lorsqu’il était président de la Russie (entre 2008 et 2012), a radicalement changé de ton depuis quelques années. Il est aujourd’hui un porte-voix du discours le plus dur du Kremlin, n’hésitant pas à brandir la menace d’un affrontement global.

Ses prises de position ne sont pas sans conséquences. Elles renforcent l’image d’une Russie prête à franchir un cap dangereux, notamment sur le plan militaire et stratégique. Alors que les efforts diplomatiques peinent à progresser, ce genre de sortie médiatique complexifie encore les perspectives de dialogue.

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