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Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron au sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne, le 7 juillet Wolfgang Rattay/File Photo/Reuters

Mi-juillet, la cour d’appel de Paris a relaxé deux femmes poursuivies pour avoir diffusé en ligne une théorie transphobe à propos de Brigitte Macron. Bien que cette décision ait été saluée par certains groupes complotistes comme une « victoire », la justice n’a à aucun moment validé les propos ni reconnu la véracité de cette rumeur.

Les motivations du jugement, rendues publiques par l’Agence France-Presse le 24 juillet, sont claires : la relaxe ne signifie pas que les accusations sont fondées.

Une interprétation erronée par les soutiens des accusées

Dès l’annonce de la décision, François Danglehant, avocat de l’une des femmes, a reçu des applaudissements nourris de la part de sympathisants. Ceux-ci, convaincus que Brigitte Macron aurait effectué une transition de genre, ont immédiatement interprété la relaxe comme une preuve indiscutable de leur théorie.

Ils affirment que le frère de la Première dame, Jean-Michel Trogneux, ainsi que son premier mari, André-Louis Auzière, n’auraient jamais existé. Ces affirmations ont ensuite été reprises massivement sur des sites conspirationnistes, tant en France qu’aux États-Unis.

La cour d’appel rappelle l’absence de reconnaissance des faits

Pour l’avocat spécialisé en droit de la presse Christophe Bigot, il ne faut pas se méprendre sur la portée de la décision. « Ces relaxes ne signifient en aucun cas que les faits rapportés sont réels », affirme-t-il. La cour n’a pas reconnu la véracité de la rumeur, mais a simplement estimé que les propos n’étaient pas juridiquement qualifiables de diffamatoires.

Dans son arrêt, la cour souligne que qualifier une personne de transgenre sans son consentement n’est pas diffamatoire en soi, à condition que cela ne constitue pas une atteinte directe à l’honneur ou à la dignité.

Des preuves solides contre des théories bancales

Concernant les accusations de falsification d’état civil, la cour a jugé que les documents officiels fournis par les avocats de Brigitte Macron (actes de naissance, de mariage, de divorce) venaient contredire les affirmations des prévenues. Ces éléments, selon la cour, mettent en lumière des « incohérences et faiblesses » majeures dans l’argumentaire développé par Natacha Rey et ses soutiens.

Seule une partie a été jugée diffamatoire

La seule déclaration jugée juridiquement diffamatoire concernait la relation entre Brigitte et Emmanuel Macron, présentée sous l’angle d’un « détournement de mineur ». Toutefois, même sur ce point, les deux femmes ont été relaxées grâce au bénéfice de la bonne foi, la cour ayant reconnu qu’elles s’étaient appuyées sur des articles déjà publiés dans la presse.

Vers de nouvelles procédures

Insatisfaits du verdict, Brigitte Macron, son frère et le parquet ont décidé de se pourvoir en cassation. En parallèle, le couple présidentiel a annoncé une action judiciaire aux États-Unis contre une influenceuse américaine. Cette dernière aurait contribué à amplifier cette rumeur par le biais de vidéos relayées à grande échelle.

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