
Le Police Municipale \ Photo : ville-clichy.fr
L’affaire du Marseille VTT 138 km/h a créé la surprise dans la cité phocéenne. Un jeune homme, circulant sur un VTT électrique lourdement modifié, a été arrêté après une série d’infractions spectaculaires dans le 12ᵉ arrondissement. La scène a choqué les policiers municipaux qui patrouillaient dans le secteur, habitués aux comportements dangereux mais rarement à des vitesses aussi extrêmes sur un simple vélo.
Ce fait divers rappelle la montée en puissance des vélos boostés qui atteignent des vitesses dignes de motos. L’incident relance aussi les questions de sécurité routière, de trafic urbain et de détournement d’engins électriques pour des livraisons illégales.
Un contrôle de routine qui vire à la poursuite à haute vitesse
Les policiers municipaux patrouillaient autour des commerces du 12ᵉ arrondissement lorsqu’ils ont repéré un cycliste effectuant des rodéos sur un VTT dont le comportement trahissait une puissance anormale. Les agents ont immédiatement tenté de l’intercepter, mais le jeune homme a refusé d’obtempérer.
Le cycliste a alors engagé une fuite spectaculaire, démontrant la puissance de son engin. Les témoins évoquent un départ fulgurant, comme si la machine disposait d’un moteur de moto légère. Les policiers à moto ont compris qu’ils ne faisaient pas face à un simple vélo électrique, mais à un modèle profondément trafiqué.
Une fuite à contresens sur l’autoroute A50
La poursuite a pris une tournure encore plus dangereuse lorsque le fuyard s’est engagé à contresens sur l’autoroute A50. Cette décision a immédiatement mis en péril les automobilistes, les motards de la police et le cycliste lui-même.
Selon les informations recueillies, l’homme zigzaguait entre les véhicules, poussant son VTT modifié à des vitesses extrêmes. Les policiers, entraînés à ce type d’intervention, ont dû redoubler de prudence pour éviter un accident grave.
L’ensemble de la scène montre à quel point les vélos trafiqués représentent désormais un enjeu de sécurité majeur. La frontière entre vélo électrique et petit deux-roues motorisé devient de plus en plus floue avec des puissances illégales.
Une interpellation sans incident mais révélatrice d’un phénomène préoccupant
Après plusieurs minutes de poursuite, les policiers ont réussi à couper la trajectoire du cycliste et à le mettre hors d’état de nuire. L’interpellation s’est déroulée sans résistance physique.
L’homme de 22 ans s’est vu immédiatement retirer son engin. Il s’est montré étonnamment coopératif et même… enthousiaste. Selon les policiers, il aurait félicité les motards pour leur efficacité, avouant que personne n’avait réussi à l’arrêter jusque-là.
Ce comportement a surpris les agents. Il montre l’image parfois déconnectée que certains usagers ont de la dangerosité de ce type de matériel lorsqu’il est modifié au-delà de toute limite légale.
Un test positif au cannabis et un usage lié au trafic de stupéfiants
Le contrôle a révélé que l’individu était positif au cannabis. Mais les enquêteurs ont surtout découvert que le cycliste utilisait son VTT boosté pour livrer des stupéfiants dans plusieurs secteurs de Marseille.
Ce mode de livraison attire de plus en plus de trafiquants :
il permet de se déplacer vite,
d’éviter des contrôles classiques,
de circuler dans des zones où une voiture serait trop visible,
de fuir rapidement en cas de danger.
Le vélo modifié devient alors un outil privilégié pour des déplacements illégaux, une tendance que les forces de l’ordre observent depuis plusieurs mois.
138 km/h : une vitesse jamais vue sur un VTT trafiqué à Marseille
Les policiers ont découvert, en analysant les données du vélo trafiqué, que le jeune homme avait atteint une pointe record de 138 km/h. Cette vitesse dépasse largement celle de nombreux scooters et rivalise avec certaines motos 125 cm³.
À ce niveau, un vélo n’a plus de comportement stable : la moindre irrégularité de la chaussée peut provoquer une chute fatale.
Les experts interrogés dans le cadre de cette affaire rappellent que :
aucun VTT n’est conçu pour ces vitesses,
les freins d’origine ne peuvent pas supporter une telle puissance,
la structure du cadre devient dangereusement fragile,
le cycliste lui-même n’est pas protégé.
Le terme « vélo » devient presque abusif pour décrire un engin motorisé de cette puissance.
Une tendance inquiétante dans la région : multiplication des vélos boostés
L’affaire du Marseille VTT 138 km/h n’est pas un cas isolé. Quelques jours plus tôt, des motards de la CRS autoroutière avaient été doublés sur l’A50 par un adolescent circulant sur un vélo équipé d’un moteur de 5.000 W.
L’engin avait été mesuré à plus de 90 km/h en vitesse de croisière et était capable de monter à 120 km/h.
Ces deux affaires montrent une accélération du phénomène :
les composants pour booster un vélo sont disponibles en ligne,
les kits moteurs deviennent plus puissants,
certains garages clandestins se spécialisent dans ces modifications,
l’usage criminel augmente.
Rodéos urbains : une problématique toujours plus préoccupante
Les rodéos urbains restent un fléau dans de nombreuses villes françaises, mais une nouvelle catégorie d’engins apparaît désormais dans les statistiques.
Les vélos électriques boostés attirent les jeunes conducteurs pour plusieurs raisons :
absence d’immatriculation,
pas d’assurance obligatoire dans la version d’origine,
faible bruit,
facilité de modification,
effet de vitesse saisissant.
Les forces de l’ordre doivent donc s’adapter à cette nouvelle menace, qui mélange technologie, détournement et risques extrêmes.
Sécurité routière : quels enjeux pour les autorités ?
L’incident pose plusieurs questions majeures :
comment contrôler des véhicules trafiqués qui brouillent les catégories juridiques ?
comment éviter les fuites dangereuses à grande vitesse ?
quelles sanctions pour les personnes utilisant un vélo comme un deux-roues motorisé non homologué ?
Les experts en sécurité routière estiment qu’une réponse législative devra bientôt clarifier ces zones grises. Une solution pourrait être d’obliger toute motorisation dépassant certains seuils à être immatriculée comme un cyclomoteur.
Les réactions à Marseille : entre étonnement et inquiétude
Dans le 12ᵉ arrondissement, l’affaire a beaucoup fait réagir. Les riverains expriment leur surprise face à la vitesse atteinte par un simple VTT, mais aussi leur inquiétude devant les risques encourus.
Certains habitants affirment avoir déjà vu des vélos circuler à une vitesse anormale près des commerces et des quartiers résidentiels. Cette situation crée un climat d’insécurité croissante, notamment pour les familles et les piétons.
Analyse technique : comment un VTT peut-il atteindre 138 km/h ?
Un vélo de série ne peut en aucun cas atteindre de telles vitesses. Pour y parvenir, plusieurs modifications profondes doivent être réalisées :
ajout d’un moteur électrique très haute puissance,
remplacement de la batterie par un modèle haute tension,
reprogrammation du contrôleur pour supprimer les limites,
renforcement du cadre pour supporter la puissance,
changement des pneus pour des modèles route.
Ces interventions, souvent effectuées dans l’illégalité, transforment un simple VTT en machine quasi-moto.
Encadrement légal : des règles souvent ignorées
En France, un vélo électrique doit respecter plusieurs critères :
puissance maximale : 250 W,
assistance limitée à 25 km/h,
assistance coupée quand le cycliste arrête de pédaler.Tout dépassement fait entrer l’engin dans la catégorie « cyclomoteur », nécessitant :
immatriculation
assurance,
équipement conforme,
casque homologué.
Le cycliste de Marseille ne respectait aucune de ces règles, ce qui va entraîner de nombreuses sanctions.
Quelles sanctions risque le jeune homme ?
Plusieurs infractions sont retenues contre lui :
refus d’obtempérer,
mise en danger d’autrui,
circulation à contresens sur autoroute,
conduite sous stupéfiants,
utilisation d’un engin non homologué,
implication dans un trafic de stupéfiants.
L’ensemble pourrait déboucher sur des amendes lourdes, une peine de prison et la confiscation définitive de son matériel.
Un dossier qui symbolise les défis futurs de la mobilité urbaine
L’affaire du Marseille VTT 138 km/h illustre les limites de la législation actuelle face à l’émergence d’engins hybrides.
Les villes françaises cherchent à promouvoir la mobilité douce, mais l’arrivée de véhicules électriques trafiqués complique la situation.
Les autorités devront concilier :
innovation,
sécurité,
régulation,
lutte contre les usages criminels.
Conclusion : une interpellation hors normes qui pourrait accélérer les mesures
Ce fait divers restera probablement l’un des plus marquants de l’année concernant les vélos électriques modifiés.
Il met en lumière les risques posés par les VTT boostés, capables d’atteindre des vitesses mortelles.
Il rappelle aussi le lien croissant entre ces engins et certaines activités illégales.
L’enquête devra maintenant déterminer l’origine des modifications et les réseaux impliqués.
Marseille, déjà confrontée à de nombreux défis urbains, devra gérer cette nouvelle problématique avec fermeté et adaptation.
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