
(Chip Somodevilla/Getty Images)
Jeudi 31 juillet 2025, l’Ukraine a de nouveau été frappée par une vague de violence. Plusieurs quartiers de Kiev ont été touchés par des missiles et des drones russes, causant la mort d’au moins six personnes. Face à cette nouvelle attaque, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a intensifié son discours. Il a lancé un appel à la communauté internationale pour qu’elle œuvre à un changement de régime en Russie, condition selon lui indispensable pour garantir une paix durable.
Une nuit meurtrière à Kiev
Dans la nuit de mercredi à jeudi, Kiev a été ciblée par une série de frappes russes. Selon les autorités locales, 27 zones de la capitale ont été touchées, causant la mort d’au moins six civils, dont un enfant de six ans. Plus de 20 autres personnes ont été blessées. Plusieurs bâtiments résidentiels ont été détruits, dont un immeuble dont une partie s’est effondrée.
Le ministre de l’Intérieur Igor Klymenko et le chef de l’administration militaire de la ville, Timour Tkatchenko, ont confirmé le bilan et dénoncé l’ampleur de l’attaque. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a également signalé des dégâts importants dans une unité pédiatrique, bien qu’aucun enfant n’y ait été blessé.
Zelensky : « Le monde doit viser un changement de régime en Russie »
En réaction, Zelensky a pris la parole en visioconférence lors d’un événement marquant les 50 ans des Accords d’Helsinki. Son discours a été clair : « Si le monde ne vise pas un changement de régime en Russie, cela signifie que même après la guerre, Moscou continuera à déstabiliser les pays voisins. »
Selon lui, seule une transformation politique profonde en Russie pourrait mettre fin à cette spirale d’agression. Il ne s’agit pas d’un simple appel symbolique : Zelensky exhorte les pays alliés à passer à l’action, à travers des mesures économiques et diplomatiques concrètes.
Vers la confiscation des avoirs russes gelés ?
Zelensky ne se limite pas à une déclaration d’intention. Il appelle aussi à confisquer les avoirs russes gelés à travers le monde, plutôt que de les maintenir simplement bloqués. Pour lui, ces richesses – parfois issues de la corruption – doivent être réorientées vers l’aide à l’Ukraine et la défense des valeurs démocratiques.
« Il est temps d’utiliser les avoirs russes au service de la paix, et non pour financer la guerre », a-t-il martelé lors de la conférence en Finlande. Une proposition qui divise encore au sein des instances européennes, mais qui gagne en popularité auprès de plusieurs dirigeants.

Tchassiv Iar : nouvelle bataille stratégique dans le Donbass
En parallèle de ces frappes à Kiev, la Russie affirme avoir pris le contrôle de la ville de Tchassiv Iar, dans la région de Donetsk. Ce bastion militaire offre une vue stratégique sur des localités clés du Donbass. L’armée ukrainienne a cependant démenti cette déclaration, qualifiant la prise de la ville de « mensonge total ».
Le porte-parole militaire ukrainien, Viktor Tregoubov, a affirmé que les combats se poursuivent et que les forces de Kiev tiennent toujours leurs positions. Toutefois, cette offensive souligne une intensification du conflit dans l’est du pays, notamment dans les zones industrielles du Donbass.
Un processus diplomatique dans l’impasse
Les efforts diplomatiques sont aujourd’hui à l’arrêt. Vladimir Poutine refuse toujours de céder les territoires qu’il revendique : Donetsk, Lougansk, Zaporijjia, Kherson, et bien sûr la Crimée. Pour Moscou, ces régions font désormais partie intégrante de la Russie, un point que Kiev et ses alliés refusent catégoriquement.
De son côté, l’Ukraine maintient que toute négociation passe par un retrait total de l’armée russe de son territoire. Or, celle-ci occupe encore environ 20 % du pays. Le dialogue est donc gelé, et la tension ne cesse de monter.
L’ultimatum de Trump à Poutine
Nouvel acteur en scène : Donald Trump. Le président américain a promis de mettre un terme rapide à la guerre, et a posé un ultimatum à son homologue russe. Poutine a dix jours pour accepter une sortie négociée du conflit, faute de quoi de nouvelles sanctions économiques frapperont la Russie.
Cette pression américaine pourrait marquer un tournant. Mais pour Zelensky, l’heure n’est plus aux compromis. Il considère qu’il faut frapper Moscou là où ça fait mal : ses finances, ses réseaux d’influence et, à terme, son pouvoir politique centralisé autour de Poutine.
Un appel à l’unité internationale
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiha, a renforcé le message de son président. Il a appelé à une « pression maximale » sur la Russie, tout en remerciant les États-Unis pour leur patience et leur soutien. Il évoque la nécessité de synchroniser toutes les sanctions internationales, afin de rendre leur impact plus efficace.
Le message est clair : la diplomatie ne fonctionne plus. Pour Kiev, seule une action coordonnée, forte et ciblée peut faire plier le Kremlin.
Un changement de régime en Russie : réaliste ou utopique ?
L’idée d’un changement de régime en Russie est perçue comme provocante par certains analystes. Elle soulève aussi des interrogations : qui remplacerait Poutine ? Un successeur plus modéré ou plus radical ? Le risque d’instabilité interne est réel.
Mais pour Zelensky, l’inaction serait plus dangereuse. Tant que Poutine reste au pouvoir, la menace persistera, non seulement pour l’Ukraine, mais pour l’Europe tout entière.
Conclusion
Avec son appel à un changement de régime en Russie, Volodymyr Zelensky franchit un cap dans sa stratégie politique. Il ne s’agit plus seulement de résister, mais de provoquer un basculement à Moscou. Face aux bombardements, aux tentatives d’annexion et à l’échec du dialogue, l’Ukraine hausse le ton et veut entraîner ses alliés dans une offensive diplomatique et économique sans précédent.
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