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françois bayrou @afp

« L’Europe se soumet aux États-Unis » : l’accord commercial entre Bruxelles et Washington fait vivement réagir François Bayrou et le gouvernement français.

L’accord commercial UE–États-Unis suscite une vive controverse en France

L’accord commercial UE–États-Unis annoncé ce week-end provoque une onde de choc à Paris. Plusieurs figures politiques françaises dénoncent une attitude trop conciliante de l’Union européenne face à Washington. Le ton est donné par François Bayrou, qui a exprimé son mécontentement sur X (anciennement Twitter). Il décrit une Europe affaiblie, contrainte de céder sous la pression américaine.

Dans son message publié lundi matin, le président du MoDem écrit :

« C’est un jour sombre que celui où une alliance de peuples libres, rassemblés pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts, se résout à la soumission. »

Ce jugement sévère intervient au lendemain de l’annonce officielle de l’accord par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, aux côtés de l’ancien président américain Donald Trump.

Des ministres français très critiques

Du côté du gouvernement français, l’accueil de cet accord n’est pas plus enthousiaste. Plusieurs membres de l’exécutif regrettent un compromis jugé déséquilibré. Marc Ferracci, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, a estimé ce lundi sur RTL que :

« Cet accord apporte de la stabilité, mais il n’est pas équilibré. »

Selon lui, l’Union européenne accepte un compromis qui avantage trop les États-Unis, sans garanties suffisantes pour les intérêts industriels européens.

Même son de cloche chez Laurent Saint-Martin, en charge du Commerce extérieur. Il accuse les États-Unis d’avoir « imposé leur volonté par la force » et dénonce une forme de « loi de la jungle » économique. Une formule qui illustre bien le malaise ressenti dans les rangs du gouvernement français.

bayrou @afp 2 L’Union européenne jugée trop conciliante face aux États-Unis sur les droits de douane d'après François Bayrou
françois bayrou @afp

L’Europe appelée à réagir

Face à cette situation, Benjamin Haddad, ministre délégué à l’Europe, a tiré la sonnette d’alarme. Selon lui, si l’Europe ne prend pas conscience de sa faiblesse actuelle dans les rapports de force internationaux, elle pourrait connaître un recul durable. Il avertit :

« Si les Européens ne se réveillent pas, les difficultés vécues ailleurs paraîtront minimes comparées à notre propre décrochage. »

Un accord qui divise les partenaires européens

L’accord commercial UE–États-Unis ne fait pas l’unanimité. Pour certains États membres, il représente une voie de sortie dans un contexte géopolitique tendu. Pour d’autres, dont la France, il marque une capitulation masquée. La rapidité avec laquelle cet accord a été conclu suscite également des interrogations sur la transparence des négociations.

Les défenseurs de l’accord affirment qu’il permet d’éviter une escalade des tensions douanières, tout en maintenant un dialogue ouvert avec Washington. Mais les critiques estiment que l’Europe s’est mise en position de faiblesse, en acceptant des conditions peu favorables à long terme.

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