
Illustration d'une famille en vacances Photo : ChatGPT
Les destinations préférées des Français durant l’été 2026 dessinent une carte plus large que les années précédentes. La France demeure le premier choix, devant les pays voisins du sud de l’Europe. Le littoral reste dominant, mais la Bretagne, la Manche et la montagne gagnent en visibilité.
Les premiers bilans disponibles au 22 août confirment aussi la recherche de proximité. Les Français ont privilégié les lieux accessibles en voiture ou en train. Les contraintes budgétaires, les fortes chaleurs et le contexte international ont pesé sur leurs décisions.
Il n’existe toutefois pas un classement unique couvrant l’ensemble des voyageurs. Les sondages mesurent des intentions, tandis que les plateformes observent leurs propres réservations. Les données hôtelières et celles des agences de voyages apportent encore un autre éclairage.
Une tendance commune se dégage néanmoins. La France, ses littoraux et ses territoires naturels ont concentré une grande partie des séjours. À l’étranger, l’Italie et l’Espagne ont conservé une place centrale, avec une progression notable de plusieurs destinations méditerranéennes.
La France reste la première destination des vacanciers
La majorité des Français partis durant l’été 2026 ont choisi de rester dans l’Hexagone, au moins pour une partie de leurs congés. Cette orientation figurait déjà dans les intentions recueillies au printemps. Elle se retrouve ensuite dans les premières données de réservations et de fréquentation.
Selon le baromètre Europ Assistance réalisé par Ipsos bva, 68 % des Français ayant choisi leur destination prévoyaient de passer au moins une partie de leurs vacances en France. Plus de la moitié, soit 51 %, envisageaient même un séjour exclusivement national.
Cette progression ne signifie pas que toutes les régions ont accueilli davantage de voyageurs. Elle traduit surtout un recentrage des projets sur le territoire français. Les séjours ont également pu être plus courts ou répartis entre plusieurs destinations.
La voiture a joué un rôle majeur dans cette évolution. Elle représentait 63 % des modes de transport envisagés, contre 33 % pour l’avion. Ce rapport favorise naturellement les destinations françaises et les pays frontaliers.
Provence-Alpes-Côte d’Azur conserve la première place
La région Provence-Alpes-Côte d’Azur restait la destination régionale la plus envisagée au printemps. Elle était citée par 20 % des voyageurs français interrogés. Son avance persistait malgré une baisse de six points sur un an.
Cette attractivité repose sur une offre particulièrement diversifiée. La Côte d’Azur attire les amateurs de plages et de villes balnéaires. La Provence intérieure propose des villages, des sites patrimoniaux et des espaces naturels.
Les données hôtelières confirment la résistance du littoral méditerranéen oriental. Selon l’Alliance France Tourisme, son taux d’occupation a dépassé 90 % au cœur de l’été. Le revenu par chambre disponible progressait également par rapport à 2025.
La région n’a cependant pas été la seule bénéficiaire de la saison. Le coût de certains hébergements et la recherche de températures plus modérées ont favorisé d’autres territoires. La carte des vacances s’est ainsi étendue vers l’ouest et le nord.
L’Occitanie reste solidement installée sur le podium
L’Occitanie partageait la deuxième place des intentions de séjour avec la Bretagne. Chacune recueillait 16 % des projets recensés par Ipsos. La région méridionale conserve donc une position majeure dans le tourisme national.
Son territoire associe le littoral méditerranéen, les Pyrénées et de nombreuses destinations patrimoniales. Les stations de l’Hérault, de l’Aude et des Pyrénées-Orientales restent recherchées en été. L’arrière-pays offre une solution complémentaire aux séjours exclusivement balnéaires.
Carcassonne a notamment été désignée comme la destination préférée pour des vacances dans la France intérieure. Le palmarès Elabe publié en juillet 2026 la place devant Les Baux-de-Provence et Rocamadour. Aigues-Mortes figure également dans les dix premières destinations de cette catégorie.
Ce classement mesure des destinations idéales, et non le volume réel de visiteurs. Il révèle néanmoins la force du patrimoine historique dans le choix des vacances. Les cités médiévales complètent désormais les séjours centrés sur la plage.
La Bretagne s’impose parmi les destinations préférées des Français
La Bretagne constitue l’un des principaux enseignements de l’été 2026. Déjà deuxième dans les intentions régionales, elle s’est aussi distinguée dans les recherches de locations. Sa fréquentation hôtelière a progressé durant le cœur de la saison.
L’Alliance France Tourisme relève une hausse de 1,6 point du taux d’occupation en août. Le littoral breton a dépassé 90 % d’occupation au plus fort de l’été. Les performances ont concerné les côtes, mais aussi certains territoires intérieurs.
Les familles ont largement participé à cette dynamique. Sur Airbnb, les recherches pour Trégastel et Saint-Pierre-Quiberon ont plus que doublé. Ploërmel a enregistré une croissance de 40 % auprès de cette clientèle.
Fouesnant, Perros-Guirec et Crozon comptaient aussi parmi les destinations françaises dont les recherches progressaient fortement. Les augmentations atteignaient respectivement 48 %, 39 % et 37 %. Ces taux représentent des évolutions annuelles, et non leur poids dans l’ensemble des séjours.
Le Finistère et les Côtes-d’Armor particulièrement recherchés
Le Finistère et les Côtes-d’Armor ont bénéficié de leur longue façade maritime. Leur offre associe plages, sentiers côtiers, villages et activités de plein air. Elle correspond à la demande de séjours familiaux accessibles en voiture.
Les premières données arrêtées au 17 août par GreenGo placent l’Ardèche, les Côtes-d’Armor et le Finistère parmi les territoires les plus réservés. Cette observation concerne toutefois la clientèle d’une plateforme spécialisée dans le tourisme local et les hébergements sélectionnés.
Ces réservations révèlent aussi un changement dans la durée des vacances. La moyenne atteignait 2,9 nuits sur GreenGo, en baisse de 3 %. Les séjours d’une ou deux nuits représentaient 62,5 % des dossiers observés.
Les vacanciers semblent donc avoir multiplié les escapades courtes. Cette pratique permet de limiter le budget total et de répartir les départs. Elle avantage les destinations situées à quelques heures du domicile.
Le littoral de la Manche réalise la plus forte progression
Le littoral de la Manche a connu l’une des évolutions les plus marquantes de la saison. De la Normandie à la Côte d’Opale, les professionnels ont observé une hausse sensible de l’occupation hôtelière. Cette progression s’est renforcée à partir de la mi-juillet.
En juillet, le taux d’occupation a gagné 4,5 points sur un an et presque dix points en deux ans. La Normandie a progressé de 2,6 points sur le mois. Le mouvement s’est prolongé en août avec des niveaux supérieurs à 90 % sur plusieurs secteurs.
Dunkerque a notamment dépassé neuf chambres occupées sur dix entre le 1er et le 17 août. Wimereux figurait parallèlement parmi les destinations en forte hausse sur Airbnb. Ses recherches avaient augmenté de 42 % par rapport à l’été précédent.
Deauville, Cabourg, Trouville-sur-Mer, Ouistreham et Le Touquet ont aussi enregistré des performances hôtelières favorables. Ces résultats ne proviennent pas uniquement des voyageurs français. Ils confirment néanmoins l’attractivité retrouvée des côtes septentrionales.
La recherche de fraîcheur modifie la carte touristique
Les fortes chaleurs de juillet ont probablement favorisé les littoraux plus tempérés. Cette relation reste une interprétation des évolutions observées. Les prix et l’accessibilité ont également pu contribuer au mouvement.
La Bretagne, la Normandie et les Hauts-de-France permettent de combiner bord de mer et températures souvent plus modérées. Ces régions offrent également de nombreuses destinations accessibles sans avion. Elles répondent ainsi aux arbitrages économiques des ménages.
Le littoral demeure, dans son ensemble, le cadre préféré des Français. Il recueillait 67 % des intentions de séjour, soit deux points de plus qu’en 2025. Cette préférence dépasse la moyenne européenne, établie à 62 %.
La Méditerranée reste donc puissante, mais elle ne concentre plus seule la croissance. L’Atlantique et la Manche prennent une place plus visible. L’été 2026 confirme ainsi une diversification du tourisme balnéaire.
L’île de Ré domine les destinations balnéaires idéales
L’île de Ré occupe la première place du palmarès Elabe des destinations maritimes idéales. Elle devance Biarritz et l’île d’Oléron. Saint-Malo, Bonifacio, Ajaccio, La Rochelle, Arcachon, Collioure et Nice complètent le top 10.
La Nouvelle-Aquitaine bénéficie fortement de ce classement. Elle regroupe les trois premières destinations et représente 28 % des coups de cœur exprimés. Provence-Alpes-Côte d’Azur suit avec 20 %, devant la Bretagne et l’Occitanie à 13 %.
Les destinations insulaires occupent une place remarquable. Ré, Oléron et la Corse placent quatre sites dans les six premiers. Noirmoutier et la presqu’île de Quiberon apparaissent également dans le classement élargi.
Ce palmarès ne doit pas être confondu avec les réservations réalisées. Une destination rêvée n’est pas toujours celle finalement choisie. Le prix, la disponibilité et le temps de trajet transforment souvent les intentions initiales.
Les vacances à la montagne confirment leur progression
La montagne n’est plus seulement associée aux sports d’hiver. Elle attire une clientèle estivale intéressée par la randonnée, le vélo et les températures moins élevées. Plusieurs stations ont enregistré de fortes hausses de recherches.
Dévoluy arrive en tête des destinations françaises en progression sur Airbnb. Les recherches y ont augmenté de 87 % sur un an. Huez occupe la troisième place avec une hausse de 55 %.
La Bresse, dans les Vosges, progressait de 35 %. Les Gets, en Haute-Savoie, enregistrait une augmentation de 34 %. Ces destinations proposent des activités sportives, mais aussi des offres destinées aux familles.
Le passage du Tour de France 2026 a pu renforcer la visibilité de Dévoluy et de Huez. Il ne suffit toutefois pas à expliquer toute leur progression. La recherche d’espaces naturels et de fraîcheur constitue une tendance plus large.
Annecy et les Alpes restent les références
Annecy occupe la première place des destinations de montagne idéales dans l’étude Elabe. Chamonix-Mont-Blanc et Aix-les-Bains complètent le podium. Gérardmer se classe quatrième, devant Les Deux Alpes.
Les Alpes regroupent huit destinations dans les dix premières. Elles concentrent 67 % des coups de cœur exprimés pour la montagne. Les Pyrénées arrivent derrière avec 15 %.
Les données hôtelières confirment également la vitalité des Alpes du Nord. Le revenu par chambre disponible y a progressé de 22 % en juin sur un an. L’espace montagnard consolide donc sa place dans la saison estivale.
Cette évolution élargit la répartition géographique des vacances. Elle profite aux stations qui ont développé des activités indépendantes de la neige. Le vélo, le trail, les lacs et les parcours familiaux structurent désormais leur offre estivale.
Italie, Espagne et Grèce dominent les départs à l’étranger
La France reste en tête, mais les voyages internationaux n’ont pas disparu. Parmi les personnes ayant choisi une destination étrangère, les pays proches ont dominé. Le sud de l’Europe conserve son avantage culturel, climatique et géographique.
Dans le baromètre Ipsos, l’Italie arrivait en première position avec 10 % des intentions. L’Espagne suivait à 9 %, devant la Grèce à 5 %. Le Portugal et le Canada atteignaient chacun 3 %.
Ces chiffres diffèrent des classements établis par les agences de voyages. Ils incluent plusieurs types de séjours et reposent sur les déclarations des répondants. Les réservations de forfaits présentent une autre hiérarchie.
L’Observatoire des Entreprises du Voyage et d’Orchestra place toujours la France en tête des dossiers de juillet. L’Espagne enregistrait néanmoins une progression de 4,1 %, tandis que le Maroc avançait de 6,4 %. L’Albanie affichait une hausse spectaculaire, à partir d’un volume initial plus limité.
Les îles méditerranéennes séduisent toujours
Les Baléares et les Canaries ont résisté dans les réservations d’août. Palma de Majorque progressait de 5,3 %, Tenerife de 19,3 % et Minorque de 16,3 %. Marrakech gagnait également 2,8 %.
Les recherches d’hôtels avaient annoncé cet intérêt dès le printemps. Sur Hotels.com, Paros et Kos progressaient de plus de 60 % par rapport à 2025. Les recherches pour les Canaries et Madère avaient doublé.
Ces variations ne permettent pas d’établir le nombre total de voyageurs. Elles identifient surtout les destinations qui gagnent rapidement en visibilité. Une forte progression ne signifie donc pas nécessairement une première place en volume.
L’Espagne bénéficie d’une grande diversité de destinations et de nombreuses liaisons depuis la France. L’Italie combine plages, patrimoine et séjours urbains. La Grèce reste portée par ses îles et son offre balnéaire.
Les voyages lointains ont perdu du terrain
Le long-courrier a souffert durant l’été 2026. En juillet, les agences utilisant Orchestra ont enregistré une baisse de 18,5 % des dossiers sur ce segment. Le volume d’affaires reculait de 17,6 %.
Les États-Unis ont particulièrement diminué. Les dossiers de juillet baissaient de 39,1 % par rapport à 2025. Pour les départs d’août, le recul atteignait encore 23,8 %.
Le Canada a mieux résisté. Il progressait de 2,8 % dans les réservations d’août et remplaçait les États-Unis parmi les cinq pays les plus envisagés. Le Québec affichait aussi une hausse de plus de 30 % dans les recherches d’hôtels.
Le prix des billets, la durée du trajet et le contexte géopolitique ont influencé ces choix. Selon Ipsos, 55 % des vacanciers considéraient le risque de conflit armé comme essentiel. Le climat politique comptait pour 40 % d’entre eux.
Le budget a favorisé les destinations proches
Le budget moyen prévu atteignait 1 864 euros, soit 90 euros de plus qu’en 2025. Cette hausse ne s’est pas accompagnée de vacances plus longues. La durée moyenne reculait de 2,1 à 1,9 semaine.
L’inflation influençait l’envie de voyager de 78 % des Français. Parmi ceux qui ne partaient pas, 43 % citaient le budget comme premier obstacle. Les ménages ont donc adapté leurs destinations et la durée des séjours.
Plus de 40 % des réservations domestiques effectuées sur Airbnb concernaient des lieux situés à moins de 500 kilomètres du domicile. La distance médiane entre le lieu de résidence et la destination avait diminué d’environ 30 kilomètres depuis 2023.
Les départs en groupe ont aussi progressé. Les réservations concernant au moins quatre personnes augmentaient de 8 %. Le partage d’un logement permet de répartir les frais fixes.
Un bilan encore provisoire pour l’été 2026
Au 22 août, la saison estivale n’est pas terminée. Les réservations de la fin du mois et de septembre peuvent encore modifier certains résultats. Les bilans définitifs devront aussi intégrer les campings, locations, hôtels et hébergements non marchands.
Les données disponibles indiquent déjà une baisse des volumes dans les agences. Les départs de juillet reculaient de 5,6 % en nombre de dossiers. Les réservations pour août diminuaient de 9,1 % par rapport à 2025.
L’hôtellerie affichait une situation plus contrastée. La première moitié d’août atteignait 72,5 % d’occupation, en baisse de 0,7 point. La seconde quinzaine présentait toutefois une avance comprise entre deux et cinq points selon les journées.
La Bretagne, la Côte d’Azur, les Alpes du Nord et le littoral de la Manche figurent parmi les moteurs identifiés. La Gironde a davantage souffert, notamment après les annulations liées aux incendies. La saison présente donc de fortes différences territoriales.
Conclusion
Les destinations préférées des Français durant l’été 2026 restent d’abord françaises. Provence-Alpes-Côte d’Azur conserve la première place des régions envisagées. L’Occitanie et la Bretagne complètent le podium, devant Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine.
La principale évolution vient de l’élargissement de la carte touristique. La Bretagne, la Manche et plusieurs stations de montagne ont attiré davantage de recherches ou de réservations. Le besoin de fraîcheur s’ajoute aux critères de prix et de proximité.
À l’étranger, l’Italie et l’Espagne demeurent les choix les plus fréquents. La Grèce conserve également une place importante. Les Baléares, les Canaries, l’Albanie et le Maroc ont enregistré des progressions dans certains circuits de réservation.
L’été 2026 confirme finalement un modèle plus fragmenté. Les Français partent moins longtemps, plus près et parfois plusieurs fois. Le littoral domine toujours, mais les destinations naturelles, septentrionales et montagnardes occupent désormais une place croissante.

Quelle a été la destination préférée des Français durant l’été 2026 ?
La France a été la première destination dans les intentions comme dans les dossiers d’agences. Parmi les régions françaises, Provence-Alpes-Côte d’Azur arrivait en tête. Les classements peuvent toutefois varier selon la plateforme et le type d’hébergement.
Quelles régions françaises ont été les plus recherchées ?
Provence-Alpes-Côte d’Azur, l’Occitanie et la Bretagne dominaient les intentions de séjour. La Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes complétaient le groupe de tête. La Manche et les Alpes ont aussi enregistré de fortes progressions.
Quels pays étrangers ont été privilégiés par les Français ?
L’Italie, l’Espagne, la Grèce et le Portugal constituaient les principales destinations étrangères envisagées. Les données des agences montrent également une progression du Maroc et de l’Albanie. Le Canada a mieux résisté que les autres destinations lointaines.
Pourquoi la Bretagne a-t-elle attiré davantage de vacanciers ?
La Bretagne combine littoral, activités familiales et accessibilité routière ou ferroviaire. Ses températures plus modérées ont aussi pu séduire pendant les fortes chaleurs. Plusieurs villes bretonnes ont enregistré une nette hausse des recherches.
Les Français sont-ils partis moins longtemps en 2026 ?
La durée moyenne prévue est passée de 2,1 à 1,9 semaine. Certaines plateformes ont aussi observé davantage d’escapades d’une ou deux nuits. Cette évolution répond notamment aux contraintes budgétaires.
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